4 raisons les plus courantes pour lesquelles une petite entreprise échoue

La gestion d’une petite entreprise n’est pas à prendre à la légère.

La gestion d’une entreprise n’est pas pour les âmes sensibles ; l’entrepreneuriat est intrinsèquement risqué. Les entrepreneurs qui réussissent doivent être capables de réduire les risques propres à leur entreprise tout en mettant sur le marché un produit ou un service à un prix qui répond à la demande des consommateurs : le béa ba du business.

Bien qu’il existe un certain nombre de petites entreprises qui sont performantes et constamment rentables, environ 33 % des petites entreprises font faillite au cours des deux premières années, environ 50 % font faillite après cinq ans et environ 33 % atteignent 10 ans ou plus.

Afin de protéger une jeune entreprise, il est nécessaire de comprendre ce qui peut conduire à une faillite et comment chaque obstacle peut être géré ou évité. Les raisons les plus courantes pour lesquelles les petites entreprises échouent sont le manque de capital ou de financement, le maintien d’une équipe de gestion inadéquate, une infrastructure ou un modèle d’entreprise inadéquats et des initiatives marketing malheureuses ou encore un réel manque d’anticipation.

1. Financement et trésorerie

L’une des principales raisons de l’échec des petites entreprises est le manque de financement ou de fonds de roulement. Dans la plupart des cas, le propriétaire d’une entreprise sait parfaitement combien d’argent est nécessaire pour assurer le fonctionnement quotidien de l’entreprise, notamment pour financer les salaires, payer les frais généraux fixes et variables, tels que le loyer et les services publics. Il faut aussi veiller à ce que les fournisseurs extérieurs soient payés à temps. Cependant, les entrepreneurs en difficulté sont moins au fait des réels revenus générés par la vente de produits ou de services. Ce décalage entraîne des déficits de trésorerie qui peuvent rapidement mettre une petite entreprise en faillite.

Erreur dans la stratégie liée au prix de vente

La deuxième raison est que les chefs d’entreprises se trompent souvent dans la fixation des prix des produits et services. Pour essayer de battre la concurrence dans des secteurs très concurrentiels, elles peuvent fixer le prix d’un produit ou d’un service à un niveau inférieur à celui d’offres similaires, dans l’intention d’attirer de nouveaux clients, mais au détriment de leur marge et de leur bénéfice.

Si cette stratégie est parfois couronnée de succès, les entreprises qui finissent par fermer leurs portes sont celles qui maintiennent le prix d’un produit ou d’un service trop bas pendant trop longtemps. Lorsque les coûts de production, de marketing et de livraison dépassent les revenus générés par les nouvelles ventes, les petites entreprises n’ont d’autre choix que de fermer.

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Légitimité

Les petites entreprises en phase de démarrage peuvent être confrontées à des difficultés pour obtenir un financement afin de mettre un nouveau produit sur le marché, de financer une expansion ou de payer les frais courants de marketing. Les investisseurs providentiels, les sociétés de capital-risque et les banques font partie des sources de financement disponibles pour les petites entreprises. Mais toutes les sociétés ne disposent pas forcément de revenus ou d’une croissance nécessaires pour pouvoir prétendre à un financement.

Pour aider une petite entreprise à gérer les obstacles financiers courants, les patrons doivent d’abord établir un budget réaliste pour les opérations de l’entreprise ou/et être prêts à fournir un certain capital de leurs fonds propres pendant la phase de démarrage ou d’expansion.

Il est parfois impératif de rechercher et d’obtenir des de financement auprès de plusieurs sources.

2. Une gestion d’entreprise inadéquate

Une autre raison fréquente pour laquelle les petites entreprises échouent est le manque de sens des affaires de la part du gérant ou du propriétaire de la société. Dans certains cas, le propriétaire est la seule personne avec un niveau suffisant au sein de l’entreprise, dur dur.

Bien que le propriétaire puisse avoir les compétences nécessaires pour créer et vendre un produit ou un service viable, il n’a souvent pas les qualités d’un bon gestionnaire et n’a pas le temps de superviser efficacement les autres employés. En l’absence d’une équipe de gestion dévouée, le chef d’entreprise est davantage susceptible de mal gérer certains aspects de l’entreprise, qu’il s’agisse des finances, du recrutement ou du marketing.

Les propriétaires d’entreprise avisés externalisent ou délèguent les activités qu’ils ne maîtrisent pas bien ou qu’ils ont peu de temps pour mener à bien. Une équipe de gestion solide est l’un des premiers atouts dont une petite entreprise a besoin pour poursuivre ses activités à l’avenir.

3. Un business plan mal évalué

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Les petites entreprises négligent fréquemment l’importance du business plan avant d’ouvrir leurs portes. Il doit inclure, au minimum, les éléments suivants :

  • Une description claire de l’entreprise et de ses objectifs
  • les besoins actuels et futurs en matière de personnel et de gestion
  • point sur les opportunités et les menaces sur le marché en général
  • chiffrage précis sur les besoins en capitaux, y compris les prévisions de trésorerie et les différents budgets
  • évaluation des actions marketing
  • une analyse de la concurrence.

Les chefs d’entreprise qui ne répondent pas aux besoins de l’entreprise par le biais d’un plan bien conçu avant le début des opérations peuvent s’exposer à de graves difficultés. De même, il est impératif de mettre ce plan d’attaque à jour régulièrement pour ne pas se heurter à des obstacles potentiellement insurmontables durant la vie de l’entreprise.

Pour éviter les pièges associés au business plan, les entrepreneurs doivent avoir une solide connaissance de leur secteur d’activité et de la concurrence avant de créer une entreprise. Le modèle d’entreprise et l’infrastructure spécifiques d’une société doivent être établis bien avant que les produits ou services ne soient proposés aux clients.

Les flux de revenus potentiels doivent être projetés de manière réaliste bien à l’avance. La création et la mise à jour du business plan sont essentielles pour gérer une entreprise prospère à long terme.

4. Les erreurs de marketing

Les chefs d’entreprises sous-évaluent souvent les besoins en marketing de leur société en termes de capital requis. Lorsque les entreprises sous-estiment le coût total des premières campagnes de marketing, il peut être difficile d’obtenir un financement ou de réorienter des capitaux provenant d’autres services de l’entreprise pour compenser le manque à gagner.

Le marketing étant un aspect crucial de toute entreprise en phase de démarrage, les entreprises doivent s’assurer qu’elles ont établi des budgets réalistes pour les besoins actuels et futurs en matière de marketing.

De même, il est essentiel de disposer de projections réalistes en termes d’atteinte du public cible et de taux de conversion des ventes pour assurer le succès des campagnes de marketing. Les entreprises qui ne comprennent pas ces aspects des bonnes stratégies de marketing sont plus susceptibles d’échouer que celles qui prennent le temps de créer et de mettre en œuvre des campagnes rentables et réussies.

Quel est le taux d’échec des petites entreprises ?

  • Environ 33 % des petites entreprises échouent au cours des deux premières années,
  • 50 % échouent dans les cinq ans,
  • et 33 % atteignent 10 ans et plus.

Existe-t-il des signes précurseurs d’un échec ?

Votre entreprise présente des risques d’échec à fortori si un, ou plusieurs des signes suivants se présentent à l’horizon :

  • faibles niveaux ou manque de liquidités
  • incapacité à rembourser les prêts à temps
  • incapacité à payer les fournisseurs à temps
  • clients qui paient en retard
  • perte de clientèle
  • stratégie commerciale peu claire
Anthony Desmonte

Anthony Desmonte

Fasciné par l'entrepreneuriat et de ce qu'il peut ressortir d'une simple idée, j'essaie de vous partager des infos utiles pour optimiser votre business et de l'actu pratique d'entreprise : outils, nouveautés, législation.